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Misez qualitéTexte Martine Giguère April 2, 2009 À la Ferme Ricard, on a adhéré au programme Buf Qualité Plus/Verified Beef Production™ (BQP/VBP) en 2005. « Les consommateurs exigent des aliments de qualité et une bonne façon de les rassurer est la certification BQP/VBP », indique l'éleveur André Ricard. En plus de la salubrité à la ferme, la certification permet également d'améliorer ses performances. À Saint-Alexis de Montcalm, André Ricard, Odette Aumont et leur fils Vincent, venaient de recevoir la visite d'un auditeur du programme BQP/VBP. Certifiés depuis trois ans déjà, les Ricard devaient pour renouveler leur adhésion au programme être vérifiés ou dans le jargon être audités. Une inspection, rassurent les éleveurs, qui consiste à vérifier les registres, le cahier de procédures, à fournir des analyses bactériologiques et physico-chimiques de l'eau et d'homogénéité des rations, à une visite des installations pour vérifier l'identification des silos, des parcs, des entrepôts, la propreté des lieux et du mélangeur. « L'audit n'est pas un examen où l'on doit répondre à des questions pièges », affirment-ils. EXERGUE : Il y a 26 fermes de bouvillons d'abattage enregistrées au programme BQP/VBP et elles produisent 21 % du volume de production. Au Québec, c'Est le programme BQP/VBP qui est en implanté sur les fermes. Il inclut toutes les exigences du programme VBP™ , le programme canadien de salubrité à la ferme pour la production bovine ainsi qu'un ensemble d'exigences pour la gestion et la qualité du produit (classement des carcasses, test d'eau et d'aliments, équipements requis tel un corral ou une balance pour les animaux ainsi qu' un protocole de biosécurité). Défis de la certificationLorsqu'ils se sont intéressés au programme BQP/VBP, les Ricard avaient déjà une bonne partie du travail de fait. La tenue de registres à la ferme était déjà chose courante. « L'adaptation n'a pas été trop difficile. Il manquait certains registres comme celui des visiteurs, mais plusieurs d'entre eux étaient déjà en place comme le registre sur la santé des animaux », relate l'éleveur. Par contre, certains registres existants ont dû être raffinés pour se conformer aux exigences du programme. « C'est pourquoi la certification exige plus de temps, surtout la première année », mentionne Vincent Ricard.
La certification oblige l'identification des silos, des parcs et des entrepôts. Photo : Martine Giguère Parmi les exigences du programme, la vérification annuelle de la balance du mélangeur, l'identification des silos, des entrepôts et des parcs. Il a fallu rédiger des procédures, car si des tâches se font par habitude ou de mémoire, il importe de les mettre par écrit pour que tous à la ferme puissent les effectuer de la même façon et éviter les erreurs. Chez les Ricard, la répartition des tâches est bien définie. « C'est André qui s'occupe de l'alimentation, mais s'il doit s'absenter, la procédure est claire et nous sommes tous en mesure d'effectuer les mélanges avec la même exactitude », précise Odette Aumont. Pour certains producteurs, il sera peut-être moins facile de remplir certaines exigences. Vincent Ricard donne l'exemple suivant : « Le programme demande que l'équipement pour l'alimentation soit propre. Ainsi, si la même pelle de tracteur sert pour l'alimentation et le transport du fumier, il faut la nettoyer entre les différents usages. Nous en avions déjà deux, une pour l'alimentation et l'autre pour le nettoyage et le déneigement. » Sinon, il faudra nettoyer la pelle à grande eau — en plein froid hivernal — ou en acheter une deuxième. La certification est aussi venue perfectionner les façons de faire. Dans la foulée, ils ont adhéré au logiciel Bovitrace et introduit le bâton de lecture en lien direct avec l'ordinateur. « Par exemple, lorsque l'on administre un médicament, il faut s'assurer de respecter la période de retrait. Avant, on prenait des notes. Aujourd'hui, avec Bovitrace, une alarme nous préviendrait si la période de retrait n'est pas terminée, cela sécurise toute la chaîne », souligne Odette Aumont. Les producteurs s'imposent aussi des façons de faire. Par exemple, tous les matins André Ricard prend lecture du compteur d'eau : « Je connais la consommation moyenne en eau, si le volume baisse ou augmente, je cherche la cause. » Avantageuse certificationEn plus d'être logique, la certification BQP/VBP rassure les acheteurs. « La certification garantit une certaine qualité aux acheteurs et facilite la vente, car les abattoirs vont privilégier les producteurs certifiés et tenant des registres », indique André Ricard. |
Ricard Farm4e génération à exploiter la fermeÀ travailler sur l'entreprise : André Ricard, Odette Aumont et Vincent Ricard Aux études : Simon, Amélie et Caroline Ricard Élevage de 850 bouvillons d'abattage annuellement En culture : 150 hectares en maïs, blé et haricot noir
André Ricard, Odette Aumont, et leur fils Vincent élèvent 850 bouvillons d'abattage annuellement, des bouvillons certifiés BQP. |